Micro-Blog DDP'
Me voici chez annick qui me propose de reflechir à une proposition pour le premier poplab...on discute de mes projets en cours...mais surtout de cette question de rester dans la problématique du support papier puisque poplab est une revue PDF à terme imprimable. Pas si simple, je voudrais trouver le lien entre le numérique et le papier, entre une forme dynamique et une forme fixe. Puis vient cette idée de passage du code informatique à son inscription sur le papier: pourquoi faire ? une sauvegarde ? je repense à ces durées de temps de vie des supports magnétiques (cdroms, disquette, disque dur ...): une vingtaine d'années !!pffff ridicule face au papier; voilà un bonne raison, même si les quantitées sont moindres, il me semble qu'il y a une accroche terrible.
On lui donne le nom de code Disque dur papier (DDP), on verra plus tard pour le nom final du projet (note : on garde ce nom, c'est assez parlant)
Première discussion avec E.L; je lui parle de Malevitch, du carré noir sur fond blanc (le zoom est tellement petit que l'on aura un gros bloc noir qui va se preciser de zoom en zoom) puis de la mémoire de l'eau de Jacques Benveniste et de cette histoire qui me tarode depuis qqls mois sur la possibilité que nos paroles soient inscrites sur tout les supports existants autour de nous (étant donné une onde ..). Nous n'avons juste pas (encore?) les moyens de décoder ces inscriptions.
Pourquoi être autant soumis à la magie du code?
12/04/2007
La proposition est moins simple que prévu; cette question de sauvegarde sur support papier demande d'activer une fonction de codage puissante, c'est à dire de traduire un code (celui de chaque fichier) en un autre code beaucoup moins gourmand qui permettrait de mettre au moins d'imprimer quelques dizaines de mégas-octets sur une feuille; Il faudrait un code plutot imagé ? en fouillant sur google, je retrouve cette experience DataGlyphs de Xerox.
Je ne pense pas pouvoir concurrencer Xerox, il faudrait trouver un autre systeme et même si cette experience ne sera jamais opérationnelle, je pars sur l'hypothese du zoom; les librairies informatiques qui permettent de generer un PDF permettent en effet de modifier la taille d'une police de caractere jusqu'à 0.1, c'est à dire 100 fois plus petite que la police standard 10. (note du 12/05/2007 == jusqu'à beaucoup moins en fait, j'en fais l'experience jusqu'à 0.01, c'est à dire 1000 fois moins= l'imprimante pete un plomb à ce niveau).
Voici donc un premier essai : sur une feuille, j'arrive à inserer environ une dizaine de mégas octets avec une police de taille 0.1.(Donc 100 MO avec une police de 0.01)...le probleme reste lié à la technologie de l'imprimante et la technologie de lecture et de decodage du document imprimé afin de retrouver le fichier initial.
16/04/2007
du coup, c'est interessant d'imaginer que le temps va intervenir sur le decodage d'une feuille imprimé avec la sauvegarde d'une fichier...plus je choisi une police de petite taille, plus je vais devoir attendre la technologie de decodage adequate. 2 ans, 10 ans, 100 ans ? peu importe, cette équation est geniale !
30/04/2007
Styliser le projet, c'est imaginer une forme ronde, un cercle, un disque, je teste ici cette forme magnifique
ou en colonnes pour gagner de la place sur la feuille. Cela ressemble au tours du 11 sept !
cette question du zoom me fait penser à une nouvelle forme de navigation sur internet, non pas pas hyperlien mais par hyper-zoom ...nous sommes encore des aveugles .
ce soir, je me dis la chose suivante: je genere un fichier pdf avec la sauvegarde d'un fichier (image par exemple); si je réitere la procedure avec ce fichier genéré, que se passe t-il ? j'aurais une compression visuelle d'une compression visuelle, donc, d'un certain point de vue, j'aurais reussi à reduire encore la focntion zoomatique d'un facteur 100...et je peux continuer eternellement cette procedure, étrange ! le miroir dans la miroir dans le miroir: une abyme sans fin à explorer !
la question de l'entretien: c'est efficace ! je repense à ce bout de texte deposé dans mon premier blog il y a 10 ans...voici le texte à nouveau
...L'art de construire un problème, c'est très important : on invente un problème, une position de problème, avant de trouver une solution. rien de tout cela ne se fait dans une interview.
...Le but, c'est de sortir, c'est de s'en sortir ... le mouvement se fait toujours dans le dos du penseur.
Les questions sont généralement tendues vers un avenir (ou un passé). L'avenir des femmes, l'avenir de la révolution, ...Mais pendant ce temps là, pendant qu'on tourne en rond dans ces questions, il y a des devenirs qui opérent en silence...On pense trop en termes d'histoire, personnelle ou universelle.
Les devenirs, c'est de la géographie, ce sont des orientations, des directions, des entrées et des sorties.Devenir, ce n'est jamais imiter, ni faire comme, ni se conformer à un modèle, fut-il de justice ou de vérité...Les devenirs sont des phénomènes de double capture, d'évolution non paralléle, de noces entre deux régnes....Ce pourrait être ça, un entretien, simplement le trace d'un devenir...
Les devenirs, c'est le plus imperceptible, ce sont des actes qui ne peuvent être contenus que dans une vie et exprimés dans un style...un style, c'est la propriété de ceux dont on dit d'habitude " ils n'ont pas de style... ".
Un style, c'est arriver à bégayer dans sa propre langue. Non pas être bègue dans sa parole mais être bègue du langage lui-même. Etre un étranger dans sa propre langue (Beckett, Kafka, Godart...)Gherasim Luca est un grand poète; il a inventé un prodigieux bégaiement, le sien.
...mais les choses ne se passent là où on croit, ni par les chemins qu'on croit.
Nous devons avoir une langue mineure à l'intérieur de notre langue, nous devons faire de notre langue un usage mineur.
Les gens pensent toujours à un avenir majoritaire (quand je serai grand...) alors que le problème est celui du devenir minoritaire: non pas faire semblant, non pas imiter l'enfant, le fou, l'animal, le bègue ou l'étranger mais devenir tout cela pour inventer de nouvelles forces ou de nouvelles armes.
C'est comme pour la vie, il y a une sorte de gaucherie, de fragilité de santé... de baiegement vital qui est le charme de quelqu'un.
Le charme , source de vie comme le style source d'écrire.
Seulement le charme n'est pas du tout la personne; c'est ce qui fait saisir les personnes comme autant de combinaisons...Aussi à travers chaque combinaison fragile, c'est une puissance de vie qui s'affirme, avec une force, une obstination, une persévérance sans égale.
Charme et style sont de mauvais mots, il faudrait en trouver d'autres, les remplacer. C'est à la fois que le charme donne à la vie une puissance non personnelle, supérieure aux individus et que le style donne à l'écriture une fin extérieure, qui déborde l'écrit. L'écriture à pour seule fin la vie, à travers les combinaisons qu'elle tire...
Quand on travaille, on est forcément dans une solitude absolue...il n'y a de travail que noir et clandestin. seulement c'est une solitude extrêmement peuplée... de rencontres...C'est du fond de cette solitude que l'on peut faire n'importe qu'elle rencontre.
On rencontre des gens, mais aussi des mouvements, des idées, des événements, des entités. Toutes ces choses ont des noms propres mais le nom propre ne désigne pas du tout une personne ou un sujet. Il désigne un effet, un zigzag, quelquechose qui se passe entre deux comme une différence de potentiel.
C'est la même chose pour les devenirs : ce n'est pas un terme qui devient l'autre, mais chacun rencontre l'autre, un seul devenir qui n'est pas commun au deux, puisqu'ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre, mais qui est entre les deux, qui a sa propre direction, un bloc de devenir, une évolution a-parallèle.
Rencontrer, c'est trouver, c'est capturer, c'est voler, mais il n'y a pas de méthode pour trouver, rien qu'une longue préparation.
Voler, c'est le contraire de plagier, de copier, d'imiter ou de faire comme. La capture est toujours une double capture, le vol, un double-vol, et c'est cela qui fait, non pas quelquechose de mutuel, mais un bloc asymétrique, une évolution a-parallèle, des noces, toujours " hors "et "entre"... alors ce serait ça un entretien.
...AVOIR un sac où je mets tout ce que je rencontre, à condition qu'on me mette aussi dans un sac.
Trouver, rencontrer, voler, au lieu de régler, reconnaître et juger.
Car reconnaître, c'est le contraire de la rencontre. Juger, c'est le métier de beaucoup de gens et ce n'est pas un bon métier...
"Pas des idées justes, juste des idées." Juste des idées, c'est la rencontre, c'est le devenir, le vol et les noces, cet "entre-deux" des solitudes...
être une bande car ce qu'il y a de bien dans une bande, en principe, c'est que chacun y m�ne sa propre affaire tout en rencontrant les autres, chacun ramène son butin, et qu'un devenir s'esquisse, un bloc se met en mouvement, qui n'est plus à personne, mais "entre" tout le monde, comme un petit bateau que des enfants léchent et perdent et que d'autres volent.
...Il ne faut pas chercher si une idée est juste ou vraie. Il faut chercher une tout autre idée, ailleurs, dans un autre domaine... or cette autre idée, on ne la trouve PAS TOUT SEUL généralement, il faut un hasard, ou que quelqu'un vous le donne. Il ne faut pas être savant, savoir ou connaître tel domaine, mais apprendre ceci ou cela dans des domaines trés différents.
Mais qu'est-ce que c'est précisément une rencontre avec quelqu'un qu'on aime ? Est-ce une rencontre avec quelqu'un , ou avec des animaux qui viennent vous peupler, ou avec des idées qui vous envahissent, avec des mouvements qui vous émeuvent, des sons qui vous traversent ? et comment séparer ces choses ?
...En chacun de nous, il y a comme une ascèse, en partie dirigée contre nous-mêmes. Nous sommes des déserts, mais peuplés de tribus, de faunes et de flores. Nous passons notre temps à ranger ces tribus, à les disposer autrement , à en éliminer certaines, à en faire prospérer d'autres...Le désert, l'expérimentation sur soi-même est notre seule identité, notre chance unique pour toutes les combinaisons qui nous habitent.
...Pousser par le milieu...
...mais ce qui compte, c'était moins de travailler ensemble, que ce fait étrange de travailler entre les deux. On cessait d'être "auteur". Et cet entre-les deux renvoyait à d'autres gens, différents d'un cotéet de l'autre
L'idée de pick-up ou double vol ne se fait pas entre des personnes, il se fait entre des idées, chacune se déterritorialisant dans l'autre, suivant une ligne ou des lignes qui ne sont ni dans l'une ni dans l'autre, et qui emportent un "bloc".
Du coté de chez...Il faut multiplier les cotés, briser tout cercle au profit des polygones.
Question de l'icône pour la page de garde : pas simple; je trouve cela réducteur, l'image ne me parle pas tant que cela, il y va de ces questions de vie et de mort, de souvenirs, de positions posées et fixées à tout jamais; une représentation, plutôt une sur-présentation; je boucle là dessus, ça m'enerve, je sens bien que je suis bloqué par les archétypes inconscients de ma tradition; il faut trouver une issue, ce sera finalement l'image de Gliese 581C, explonéte a 20 années lumières de la terre. C'est plutôt cohérent avec cette fonction zoomatique; et puis la mémoire, n'est ce pas cette necessité de retrouver la vie, ailleurs dans le temps?
Je trouve l'entretien magique, non pas tant l'entretien en soi (ce sont des questions posées par e-mail) mais ce que cet entretien génére. D'un certaine façon, nous nous sommes rencontrés ici. Mais cela ne sera bientôt que de l'histoire. Le numéro 1 de poplab sera de l'histoire dés le numéro 2. Et je repense à l'origine : sans discussion avec Annick Rivoire pas de DDP, sans Elisabeth Lebovici, pas de reflexions et d'associations d'idées. Il faut garder cela, je le sais ! garder le dialogue.
Et pourquoi pas en faire une régle, car...'à force de constater que la moitié de mes idées se précisent dans le dialogue, dans la parole, simplement en "racontant"...raconter, rencontrer...peut être que le fait de raconter active ce que l'on sait déjà et que l'on avait oublié à l'instant suivant; raconter.
28 mai 2007
Je pense qu'il sera bientot possible de faire des appareils photos ayant une telle capacité de précision qu'une photo prise avec le dit appareil montrera des détails de notre environnement proche encore inédits.Cela me rappel ce magnifique film de science fiction Blade Runner avec cette scène ou le personnage principal regarde une photo sur son ordinateur puis selectionne une zone de cette photo pour l'aggrandir avec une précision parfaite, et recommence ainsi jusqu'à faire apparaître une zone de la réalité encore invisible.
29 mai 2007
Le zoom d'acrobat est limité à 6400% !! c'est vraiment dommage; je ne trouve pas de solutions informatiques pour pousser ce zoom !
en revanche, il est comique de voir que l'on peut faire un copier/coller d'une partie du code minuscule depuis le fichier acrobat vers un office (word ou wordpad ou openoffice quelconque)... pffff! le zoom sur openoffice est de 600% seulement et la plus petite taille de police =2 (alors que sous acrobat, je suis descendu à 0.01 voir plus...)
30 mai 2007
La première fois que j'ai fait des recherches sur une disque dur papier, je suis tombé sur un hoax , en l'occurence celui là . Excellent !
28 mai 2007